Toréador

Publié le par Adonis

    D'une certaine façon, je l'avais provoqué. Je savais par expérience qu'il viendrait au plus mauvais moment. Hors, il était pressant qu'il arrive. Je me suis donc savonné. C'est à ce moment-là qu'il a décidé de sonner. Moi, dégoulinant de savon, et lui à la porte. Mais c'est moi qui l'avais  appelé. C'était lui ou elle. Océanie devait faire l'exposé de physique avec moi. Quand la prof avait demandé de créer les binômes de travail, presque toutes  les filles de la classe avaient levé le doigt, m'avaient harcelé pour que je les prennent. Toutes, c'est impossible, une c'est déjà trop. Elles m'appelaient de tous les bouts de la classe, moi je ne demandais que la paix, qu'on me laisse dormir tranquille jusqu'à la fin du cours. J'ai pris n'importe laquelle, pourquoi pas Océanie, c'est ma voisine de table. Puis elle est pas trop mauvaise en physique. C'est comme ça  que je me suis retrouvé avec une hystérique du travail voulant préparer l'exposé avec moi tous les jours des vacances. Alors j'ai demandé à Nathael de passer chez moi pour qu'on aille faire un tour. N'importe où, loin de ma baraque. Je savais que Océanie passerait dans l'après midi pour ce foutu exposé. Mais Nath avais sonné.
    Je suis sorti de la douche. Il a continué  à sonner plusieurs fois, c'est dans ses habitudes. J'ai crié:
    -Oreste , merde, qu'est-ce t'attend pour aller ouvrir?
    Il n'as  pas répondu. Ce petit emmerdeur de frère faisait semblant de rien entendre. J'ai pris une serviette. Je me la suis enroulé autour de la taille. J'ai voulu sortir, j'ai glissé, je me suis rattrapé de justesse à la poignée. Je suis sorti. J'avançais doucement, par prudence.
    Il a surgi derrière moi. Je l'ai entendu arriver, j'ai essayé d'esquiver. Ca  aurait pu marcher. Mais je laisse derrière moi une traînée  de savon comme le font les escargots de leur bave. Il a aussi glissé. Mais il a eu un réflexe, pour se redresser. Il m'a agrippé la serviette. J'ai essayé de la retenir, mais je me suis vautré par terre. Lui, il a pu rester debout grâce à moi. Il m'a pris la serviette, il s'est barré avec. En courant. Mais pas trop vite quand même, c'était toujours glissant. J'ai beuglé.
    -Rend moi ça, enfoiré!
    Il était déjà sorti de la pièce. J'ai couru au ralentit pour le rattraper. J'étais dans le couloir, lui dans la cuisine. Il était en train de reprendre son équilibre sur la table. J'ai pris une de ses chaussures, devant la porte de sa chambre. Je me suis arrêté, j'ai lancé. Le mouvement m'a fait basculer. Je suis tombé. Sur le cul. La chaussure a fracassé  le vase. Mon frère a dit:
    -Tu m'as pas eu, p'tite bite, t'as raté, t'as raté!
       Je me suis relevé. Je me suis jeté dans la cuisine. J'étais furieux. En plus, j'aime pas la diffamation. Il a commencé à tourner autour de la table. J'ai tourné aussi, mais moins vite. Je glissais tout le temps, j'étais à poil, et par terre y avait du verre. Il est sorti de la cuisine. Il est entré dans le salon. Il a tendu la serviette. Elle était rouge. Il l'agitait. Il disait:
    -Allez, viens la chercher !
    Je suis sorti de la cuisine. J'ai profité que le sol glissait pour faire un bond. Je suis tombé à ses pieds. Je suis passé juste en dessous de la serviette, il a fait "holé". J'ai pris ses  pieds, je l'ai fait tomber par terre. Je me suis mis sur lui. Je l'ai attrapé par le cou.  Et je lui ai dit:
    -Un mot avant de crever connard?
    Il en a juste dit deux, avec un sourire en coin:
    -A gauche.
    J'ai regardé à gauche.
    Derrière la porte-fenêtre du salon, y avait un livre de physique étalé par terre. Au dessus, les mains ballantes dans le vide, l'air abasourdi, Océanie nous regardait.

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A
....Ok... Fun! Mon cousin m'a d'ja fait le coup. Ce p'tit con... Je me suis bien vengé après, surtout que y avait mon copain.. Quand j'y repense... Ca me saoule.
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P
Dur dur d'assumer dans ces cas-la HİHİ!!!
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A
J'ai espérer que sa la fasse fuir. Même pas !