Texte Libre


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Dimanche 27 mai 2007

J'ai sonné. Sa mère m'a ouvert la porte.
-Bonjour Adonis et Dolores, vous allez bien ?

Elle a essayé de nous sourire. Elle a pas pu.
-Heuu... oui, merci, je peux voir Nathael si sa vous déranges pas?
-Bien sur bien sur, ça ne me dérange pas voyons. Allons rentrez, ne restez pas sous la pluie.
Elle a essayé d'avoir une voix joyeuse. Elle a pas pu.
On s'est regardé moi et Dolores. On a pas compris, mais on a rien dit.
-Nathael, vient, c'est pour toi.
-J'arrive maman.
La pièce de Nath est à l'autre bout de la maison. Il lui faut quelque instants pour arriver. On a attendus sans rien dire. La mère de Nath arrosait ses fleurs. Elle nous jetait de petits coup d'oeil nerveux sans se rendre compte que son vase débordait. Nath est arrivé.

-Bordel, vous faites chier, j'étais en plein sur le devoir de math.

Dolores, dès qu'elle l'a entendu parler, elle a pas pu se retenir. Elle s'est jeté sur lui. Il a un peux reculé sur le choc, il a fait tomber un vase. Dolores a dit:

-Nath, enfin, t'es la, Nath, Nath...

J'ai plus compris ce qu'elle a dit après. J'ai jamais vu Dolores dans cet état. Je l'ai jamais vu aussi désespérée. Je la connais depuis une décennie, putain, j'aurais jamais crus la voir autant chialer. La mère de Nath s'est approché d'eux.

-Enfin, vous auriez pu faire attention, il a failli se casser ce vase.

Nath est arrivé à se décrocher de Dolores. Il a ramassé le vase.

-Bon, bin on vas pas restez planter là, venez dans ma chambre!

On a traversé la maison sans rien dire. On est entré dans la chambre. Elle était impeccablement rangé.

-Ha bon, c'était donc là qu'il était caché ton lit Nath, avec tout le bordel qu'il y a d'habitude, je l'avais jamais remarqué.

-T'es con Don. C'est ma mère, elle a eu une crise maniaco-dépressive, quand j'étais pas là, il a fallut qu'elle range ma chambre méthodiquement, un peux comme un hamster qui fait tourner sa roue quand il s'ennuie.

Dolores s'était assise sur le lit. Elle lui a demandé :

-D'ailleurs, ta mère, elle est pas un peux bizarre aujourd'hui?

-A ça oui, elle fait comme si j'avais été là la semaine dernière. Avec mes parents on a plus reparlé de l'affaire depuis qu'on est sortie de la police. Du coups, elle est super nerveuse.

-Qu'es-ce ta faits chez les flics?

-Quand je suis arrivé, à 2h du mat, hier, y avait que le commissaire, ou je sais pas trop quoi, enfin, leur grand sachem quoi. Normalement, j'aurais du directement allez voir la psychologue, mais comme cette feignasse s'était permis de dormir en plein milieu de la nuit, c'est lui qui m'as interrogé.

Je m'étais aussi assis sur sa chaise devant le bureau. J'ai regardé sur l'écran de son ordi, il y avait le menu de Counter-Strike.

-Alors, c'est ça tes maths?

-Hého, ça vas, math, c'est un euphémisme pour dire Counter-strike.

Moi et Dolores, on l'as chambré quelque secondes. Je lui ai demandé:

-Qu'es-tu lui a dit au flic?

-Rien t'inquiètes! J'ai rien dit pour notre soirée. Je lui ai dit que j'étais partit seul, en plein milieu de la nuit. Y avait mes parents à coté de moi, il nous a demandé si on avait un problème familial, si j'étais pas heureux, j'ai dit non. Là il a voulu faire son type cool, style on me l'a fait pas à moi. Il est sortit avec mes parents, et il est rentré quelque secondes après sans eux. Il m'a dit qu'on serait tranquille, que je pouvait tout lui dire qu'il reporteras pas. Il m'a demandé pourquoi j'avais fugué.

Derrière Nath, Dolores a dit:

-Pourquoi t'as fugué?

-Bah, je lui ai inventé une excuse à a la con. Je lui ai dit que je m'engueulai avec mes vieux à cause d'une petite copine, ce genre de truc, j'ai brodé n'importe quoi dessus. Il a tout avalé. Je lui ai demandé de garder le secret Il a rappelé mes parents, il leur a pas dit, il leur a filé des rendez-vous avec la psychologue, quelques spécialistes, il leur a filé des papiers à remplir. Il a dit qu'il aurait dû faire une autre procédure alors que ça faisait plus d'une semaine qu'ils me recherchaient, mais qu'il allait pas nous embêter avec tout ça. Comme il se l'ai joué ce con !

Il a rigolé. Tous les trois, depuis qu'on se connaît, on s'est toujours tout dit. On a jamais eu de secrets, les soirs ou on dormait ensemble, quand on était invité par un de nos parents, on passait toute la nuit à se raconter notre vie. On en est arrivé à un point ou on devinait mutuellement nos pensées On s'est toujours fait confiance. J'ai attendu qu'il arrête de rire.

-Nath, pourquoi tu t'es cassé pendant une semaine?

On s'est regardé dans les yeux.

Il s'est retourné.

Il a cherché quelque chose dans son sac derrière lui. Il a dit:

-Devine ce que j'ai piqué chez les flics.

Il souriait fièrement, il tenait dans sa main une paire de menottes.

Par Adonis
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