Texte Libre


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Vendredi 25 mai 2007

    Ils m'ont courue après, devant le lycée. Les lycéens en avaient rien à foutre. Ils regardaient tous Dolores qui avait chaud, qui était allongé dans l'herbe, qui était torse nu, complètement torse nu. J'ai gueulé facho fachos, ils ont continué à me poursuivre. Je me suis cassé la gueule dans une boite de cassoulet qui traînait par terre. Je me suis relevé. Trop tard. Ils m'avaient déjà plaqué contre le mur.
    -Alors, saloperie, t'as envie que je te tague ta mignonne petite gueule ?
C'était Ritz, il était habillé en SS. Il tenait sa bombe de peinture d'une main, mon cou dans l'autre. Ses potes à coté de lui étaient en train de boire leurs bières en l'incitant en allemand à me fracasser la gueule, ou ce genre de truc. Il m'a gueulé dessus, hystérique :
    -Hein, t'as finis de me faire chier merdeux ? T'as finis de vouloir taguer ma maison merdeux ? Je vais t'apprendre le respect moi merdeux ! petit enculé ! raclure !
    Subitement, il a repris son calme.
    -Très bien, tu l'auras voulu, il vas t'arriver la même chose que ton dégénéré d'amis. Comment il s'appelle déjà? Nathan ? Noël ?
    J'ai pris son bras, je l'ai fait basculer par terre, je l'ai bloqué au sol, j'ai braqué le pistolet de peinture à 5 cm de sa tête.
    -T'as fait quoi de Nathael? Qu'es tu lui a fait qu'es ta fait, répond !
    Les autres nazi se sont approchés. Il m'a sourit et dit:
    -Non, ne bougez pas, montrez lui juste la boite de cassoulet.
    C'était une grosse boite. Une boite de 5 kilos, ou 10 kilos peut être plus, j'en sais rien. C'était une boite assez grosse pour contenir une main.
    -Me... merde, c'est quoi ça ? C'est quoi cette putain de main ?
    -Tu ne devines vraiment pas ? Allez les gars, amenez le reste du puzzle.
    Ils ont amené le corps. Décapité.
    -Nath, non, c'est pas possible, c 'est pas lui, vous avez pas le doit, c'était Nath, c'était...
    J'ai lâché Ritz. Je me suis jeté sur le corps.
    Et sa tète, pourquoi il a plus sa tète, vous en avez fait quoi ?
    Ritz s'était relevé.
    -Attaque Jeanne, attaque !
    Je l'ai entendu aboyer derrière moi. J'ai à peine eu le temps de me retourner. Elle était déjà en suspension, près à me morde au cou, à la zone mortelle.
La dernière image que j'ai vu, c'est la gueule du chiens. Sur son corps était greffé la tète de Nath.

 

Cruuuuuuuuuuuuuuuuuunck

 

    Je me suis réveillé en sursaut. Ma maison est veille. Pas tellement en fait, mais elle a déjà plus d'une décennie. Je me souviens, quand j'étais gamin, j'étais terrorisé la nuit, parce que le parquet faisait continuellement du bruit. Je me sentais entouré de fantôme. C'était simplement que le parquet neuf « travaillait », le bois était tout récent, il prenait sa forme définitive. Maintenant, il ne grince plus.

    J'ai entendu un bruit, quelqu'un est dans la maison.

    Mes parents se sont barrés chez les Janès, les parents de Nath, pour voir en quoi ils pouvaient leur être utile. Mon p'tit frère dormait chez un copain, et ma sœur était quelque part, je sais pas ou, je m'en fous.

    Et y a quelqu'un dans la maison.

    Ils m'avaient menacé cette après midi. Ritz et les autres. Ils m'avaient facilement retrouvé au lycée. Ils m'ont dit qu'ils allaient me casser la gueule. Là un pion s'est approché, il sont partie style il s'est rien passé. Les pions connaissaient déjà ce groupe. Ils avaient l'ordre de les chasser des habords du lycée. D'appeler les flics si nécessaire.

    J'ai entendu des bruits dans l'escalier. Des pas lents, des pas qui se veulent silencieux.

    J'avais pas pris leurs menaces plus au sérieux que ça. J'avais rapidement regardé si toutes les portes de la maison étaient fermées. Je croyais que Ritz essaierait seulement de me noyer dans son verre de bière, dans son bar glauque et que ces potes hurleront avec lui du jours ou ils me crucifieront. J'ai fermé machinalement les portes, j'ai pas regardé la fenêtre, dans la chambre de mes parents. Ils la ferment tout le temps, ils vérifient toujours, d'habitude. Ce soir, ils avaient oublié.

    J'ai entendu des pas dans le couloir. J'ai entendu souffler.

    J'ai rapidement récupéré la bouteille de DSP que je cachais au fond du placard. Je me suis mis à droite de la porte. La poignée s'est baissé. J'ai tendu la bouteille en hauteur. La porte s'est ouverte. J'ai balancé la bouteille de ma main.

Je me suis arrêté, de justesse, à un centimètre des cheveux.

-Dit-donc, quel accueil !

-Merde, qu'es tu fous là Nathael?

Par Adonis
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