Texte Libre


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Vendredi 18 mai 2007

    -Ça vas, je m'en suis tiré, j'ai l'impression d'être encore vivante. Et Nath?
    -Ok, je j'appelle tout de suite et je te rappelle, à tout'

    On y est allé vers minuit. Je savais que c'était une mauvaise idée. Mais Nath est têtu. C'est sa nature, c'est lui. On avait pourtant peux de règle. Après tout, c'était ça justement le but de ces soirées. On s'évadait dans Paris. Au sens propres comme figuré. Plus de règle, plus d'adulte, plus de contrainte, plus de contrôle d'anglais. On vas là ou on veux, le plus loin si possible, on fait des conneries, on cherches des décharges d'adrénaline bon marché. Mais on avait une règle. Ne jamais revenir au même endroit, ne jamais répéter les mêmes conneries.
    On y était déjà allé 2 fois. La première fois, on avait tagué sa  Mercedes. Une croix gammée en plein sur la vitre. La deuxième semaine, on a tagué directement sa porte d'entrée. Robs est un vieux fachos, il était pourtant sans doute content de voir son insigne préféré tagué sur sa voiture.
    Sa première apparition, c'était aux abords du lycée, à faire du racolage avec ses papiers du FN. C'était il y a quelques mois, et il y a deux semaines, Nath a eu l'idée de tagué sa maison. On en avait jamais fait autant. D'habitude, on faisait des petites conneries, on brûler des boites au lettre, parfois, on rentrais dans des maisons piquer deux trois conneries sans valeur. On laisser en carte de visite un dessins sur un papier, histoire d'apeurer le bourgeois.
    Dolores, elle est anarchiste. Elle a tout de suite était séduite par l'idée. On a suivie Nath. La deuxième fois, on s'est étonné qu'il veuille refaire la même chose. Et quant à ce soir, on voulait pas, vraiment trop dangereux. Il a tellement insisté, sans qu'on sache pourquoi, comme tellement souvent avec lui. Cette fois si, il avait vu grand, on avait du traverser la moitié de la ville à 11heures du soir avec une échelle. Il voulait peindre une gigantesque croix, sur toute la façade de la maison.

 

-DERRIERE TOI

Nath l'a évité de justesse. Je n'avais vu l'hombre de l'homme s'approchant qu'une fraction de seconde avant de lui crier.

-La bas, attrapez les !

Ça a gueulé à à peine quelque mètres devant moi. Je me suis retourné pour me barrer quand j'ai vu 2 autres hommes s'approcher de moi en courant. Quand ils sont passé sous la lampe, je les aient vus. Des amis de Robs. C'étaient pas des jeunes Skinhead, plutôt des vieux de 50 ans, ses copains de comptoir, l'aristocratie du café du commerce. La bière est leur potion magique, ils y retrouvent une vigueur inhabituelle.

Je me suis barré en courant dans la partie opposé. J'ai évité de justesse Robs qui était devant moi. Il a attrapé Dolores. Je me suis retourné, je lui est foncé dessus, il avait trop de mal à retenir Dolores, j'ai profité de l'agitation pour lui donner un coup de pieds dans les couilles. A ma surprise, il en avait, il a lâché Dolores. On a couru une centaine de mètres ensemble, derrières ils nous poursuivaient. J'ai soufflé à Dolores:

-On s'sépare.

Elle est partit dans la rue de gauche, et moi de droite. Je suis rentré chez moi, il m'as fallu une demi heure. Je savais qu'il fallait un quart d'heure de plus à Nath et Dolore pour rentrer chez eux. J'ai donc appelé en premier.

On avait aussi une autre règle absolue: en cas de pépins, on rentrés directement chez nous, sans essayer de se rejoindre, et on s'appelle directement du portable une fois en sécurité chez nous.

 

On est vendredi, il est 2h40 du mat'.

 

« Salut, t'est bien sur le portable de Nath, t'as qu'a me laisser un message sur le répondeur, si j'te répond pas, c'est que je suis occupé à quelque chose »

Par Adonis
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