Texte Libre


  Je suis un garçon.      Je mesure 1 mètre 78,                 voir 81 avec mes crampons.      J'ai les cheveux jaunes,blonds     pailles pour les littéraires. J'ai la peau claire, des yeux verts. J'ai un nez fin, le visage lisse, parfaitement proportionné. Je suis mince, 62 kilos, je ne sais comment, mes 2 heures de rugby hebdomadaires m'ont finement musclé. Mon anatomie n'est qu'un empilement harmonieux de muscles, masqué d'une peau claire et blanche. Aucune imperfection.
    En un mot, je suis beau.

    Je m'appelle Adonis.
    J'ai 16 ans, 3 mois, 2 jours.
    Je déteste mon corps.


Mercredi 30 mai 2007

-Avec un tel niveau scolaire, tu ne peux pas prendre cette voie.

Impitoyable. Elle, elle s'en fiche. Elle brise les rêves et les vies en série, elle ne compte plus les élèves qui sortent en pleurant. Un espèce de dieu qui te juge sur ta vie passé, rapidement, elle t'évalues, elle choisie ton futur. On appelle ça conseiller d'orientation. Elle est ta mauvaise conscience, le fatalisme que t'as toujours essayé de refouler

-Tiens, regardes ces graphs, tu comprendras.

J'ai pas compris. Des chiffres partout, des courbes qui montent, qui baissent, qui font des grands huit. J'ai pas compris comment des chiffres pouvaient décider à ma place.
-Ca tu vois, c'est tes notes, en général, j'ai toujours les courbes de référence pour chaque filières ou

professions, les notes optimales, mais pour toi j'ai rien. Aucun élève n'avait osé jusqu'ici emmètre le même souhait que toi. Mais avec des notes comme les tiennes, çà serait du suicide.

On m'avait avertit, j'étais le dernier de la classe à passer, elle saquait. Lui voulait être pilote d'avion, elle avocate, l'autre chimiste, savant fou agrégé si c'était possible. Mais elle leur a dit qu'ils étaient trop nul, qu'il n'étaient pas en droit d'exiger un avenir qu'ils devaient assumer leur médiocrité. Et maintenant, c'était mon tour. Qu'es-que tu veux faire Adonis ? Allons, dis moi, vite, j'ai 5 élèves de l'autre classe après toi!

J'ai des rides ? J'ai des cheveux blanc ? Je suis vieux? Putain, j'ai 16 ans et demis, je suis trop jeune pour ce genre de connerie .Qu'es-ce que je veux faire? J'ai déjà vécu 16 ans, j'ai plus le temps d'être réaliste. Je savais sa réaction, mais je lui ai dit. Je lui ai dit ce boulot que j'avais toujours secrètement rêvé de faire, sans trop y croire, sans trop vouloir y croire. Et puis elle a rie, elle a crus que j'étais pas sérieux. Et d'un coup, je le suis devenue. D'un coup, c'était plus un rêve, d'un coup , c'était le seul objectif de ma vie.

Juste pour la faire chier. Juste pour venger les autres. Juste pour moi.

-Mais tu sais au moins pourquoi tu veux faire çà?

-Pas précisément, pour pleins de choses...

-Quels choses?

-J'sais pas, côtoyer les hommes d'affaire les plus riches de la planète, être dans une voiture de star, faire partir des seul hommes de la planète à connaître certain secrets, peut être serais je vital à la stabilité d'un é.

Elle a eu un rire forcé. Un rire attendu.

-Côtoyer les hommes d'affaires, une voiture de star. Mais qu'es-ce que tu crois, seul les meilleurs y arrivent. Estime toi heureux si seulement tu arrives à travailler pour un sous préfet dans un bled pourris.

Elle a regardé ses cher diplômes accroché au mur. Elle s'est rappelé son boulot.

-Excuse moi d'être aussi dure avec toi, mais c'est pour ton bien, tente autre chose.

Je me suis énervé, J'ai tapé un coup sur la table.

-Vous pouvez pas me dire çà. On s'en fout des notes, j'aimerais ce boulot, j'y serais bon, y a que çà qui devrait importé.

-Tu es jeune. Tu es naïf. Plus tard, tu comprendras qu'il est normal, pour le bien de tous, que les plus faibles scolairement aient des professions qui leur sont préférable, et que les meilleurs aient des professions qui leur soient destiné. Tu verras, tu me remercieras de t'avoir découragé.

-Ha çà non, ça risque pas.

Je me suis levé. Avant de sortir, elle a eu le temps de me dire:

-Adonis comprend moi, tu a l'une des meilleurs moyenne du lycée. Ca serait un gâchis. C'est ridicule cette idée de vouloir faire garde du corps.

Par Adonis
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Dimanche 27 mai 2007

J'ai sonné. Sa mère m'a ouvert la porte.
-Bonjour Adonis et Dolores, vous allez bien ?

Elle a essayé de nous sourire. Elle a pas pu.
-Heuu... oui, merci, je peux voir Nathael si sa vous déranges pas?
-Bien sur bien sur, ça ne me dérange pas voyons. Allons rentrez, ne restez pas sous la pluie.
Elle a essayé d'avoir une voix joyeuse. Elle a pas pu.
On s'est regardé moi et Dolores. On a pas compris, mais on a rien dit.
-Nathael, vient, c'est pour toi.
-J'arrive maman.
La pièce de Nath est à l'autre bout de la maison. Il lui faut quelque instants pour arriver. On a attendus sans rien dire. La mère de Nath arrosait ses fleurs. Elle nous jetait de petits coup d'oeil nerveux sans se rendre compte que son vase débordait. Nath est arrivé.

-Bordel, vous faites chier, j'étais en plein sur le devoir de math.

Dolores, dès qu'elle l'a entendu parler, elle a pas pu se retenir. Elle s'est jeté sur lui. Il a un peux reculé sur le choc, il a fait tomber un vase. Dolores a dit:

-Nath, enfin, t'es la, Nath, Nath...

J'ai plus compris ce qu'elle a dit après. J'ai jamais vu Dolores dans cet état. Je l'ai jamais vu aussi désespérée. Je la connais depuis une décennie, putain, j'aurais jamais crus la voir autant chialer. La mère de Nath s'est approché d'eux.

-Enfin, vous auriez pu faire attention, il a failli se casser ce vase.

Nath est arrivé à se décrocher de Dolores. Il a ramassé le vase.

-Bon, bin on vas pas restez planter là, venez dans ma chambre!

On a traversé la maison sans rien dire. On est entré dans la chambre. Elle était impeccablement rangé.

-Ha bon, c'était donc là qu'il était caché ton lit Nath, avec tout le bordel qu'il y a d'habitude, je l'avais jamais remarqué.

-T'es con Don. C'est ma mère, elle a eu une crise maniaco-dépressive, quand j'étais pas là, il a fallut qu'elle range ma chambre méthodiquement, un peux comme un hamster qui fait tourner sa roue quand il s'ennuie.

Dolores s'était assise sur le lit. Elle lui a demandé :

-D'ailleurs, ta mère, elle est pas un peux bizarre aujourd'hui?

-A ça oui, elle fait comme si j'avais été là la semaine dernière. Avec mes parents on a plus reparlé de l'affaire depuis qu'on est sortie de la police. Du coups, elle est super nerveuse.

-Qu'es-ce ta faits chez les flics?

-Quand je suis arrivé, à 2h du mat, hier, y avait que le commissaire, ou je sais pas trop quoi, enfin, leur grand sachem quoi. Normalement, j'aurais du directement allez voir la psychologue, mais comme cette feignasse s'était permis de dormir en plein milieu de la nuit, c'est lui qui m'as interrogé.

Je m'étais aussi assis sur sa chaise devant le bureau. J'ai regardé sur l'écran de son ordi, il y avait le menu de Counter-Strike.

-Alors, c'est ça tes maths?

-Hého, ça vas, math, c'est un euphémisme pour dire Counter-strike.

Moi et Dolores, on l'as chambré quelque secondes. Je lui ai demandé:

-Qu'es-tu lui a dit au flic?

-Rien t'inquiètes! J'ai rien dit pour notre soirée. Je lui ai dit que j'étais partit seul, en plein milieu de la nuit. Y avait mes parents à coté de moi, il nous a demandé si on avait un problème familial, si j'étais pas heureux, j'ai dit non. Là il a voulu faire son type cool, style on me l'a fait pas à moi. Il est sortit avec mes parents, et il est rentré quelque secondes après sans eux. Il m'a dit qu'on serait tranquille, que je pouvait tout lui dire qu'il reporteras pas. Il m'a demandé pourquoi j'avais fugué.

Derrière Nath, Dolores a dit:

-Pourquoi t'as fugué?

-Bah, je lui ai inventé une excuse à a la con. Je lui ai dit que je m'engueulai avec mes vieux à cause d'une petite copine, ce genre de truc, j'ai brodé n'importe quoi dessus. Il a tout avalé. Je lui ai demandé de garder le secret Il a rappelé mes parents, il leur a pas dit, il leur a filé des rendez-vous avec la psychologue, quelques spécialistes, il leur a filé des papiers à remplir. Il a dit qu'il aurait dû faire une autre procédure alors que ça faisait plus d'une semaine qu'ils me recherchaient, mais qu'il allait pas nous embêter avec tout ça. Comme il se l'ai joué ce con !

Il a rigolé. Tous les trois, depuis qu'on se connaît, on s'est toujours tout dit. On a jamais eu de secrets, les soirs ou on dormait ensemble, quand on était invité par un de nos parents, on passait toute la nuit à se raconter notre vie. On en est arrivé à un point ou on devinait mutuellement nos pensées On s'est toujours fait confiance. J'ai attendu qu'il arrête de rire.

-Nath, pourquoi tu t'es cassé pendant une semaine?

On s'est regardé dans les yeux.

Il s'est retourné.

Il a cherché quelque chose dans son sac derrière lui. Il a dit:

-Devine ce que j'ai piqué chez les flics.

Il souriait fièrement, il tenait dans sa main une paire de menottes.

Par Adonis
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Vendredi 25 mai 2007

    Ils m'ont courue après, devant le lycée. Les lycéens en avaient rien à foutre. Ils regardaient tous Dolores qui avait chaud, qui était allongé dans l'herbe, qui était torse nu, complètement torse nu. J'ai gueulé facho fachos, ils ont continué à me poursuivre. Je me suis cassé la gueule dans une boite de cassoulet qui traînait par terre. Je me suis relevé. Trop tard. Ils m'avaient déjà plaqué contre le mur.
    -Alors, saloperie, t'as envie que je te tague ta mignonne petite gueule ?
C'était Ritz, il était habillé en SS. Il tenait sa bombe de peinture d'une main, mon cou dans l'autre. Ses potes à coté de lui étaient en train de boire leurs bières en l'incitant en allemand à me fracasser la gueule, ou ce genre de truc. Il m'a gueulé dessus, hystérique :
    -Hein, t'as finis de me faire chier merdeux ? T'as finis de vouloir taguer ma maison merdeux ? Je vais t'apprendre le respect moi merdeux ! petit enculé ! raclure !
    Subitement, il a repris son calme.
    -Très bien, tu l'auras voulu, il vas t'arriver la même chose que ton dégénéré d'amis. Comment il s'appelle déjà? Nathan ? Noël ?
    J'ai pris son bras, je l'ai fait basculer par terre, je l'ai bloqué au sol, j'ai braqué le pistolet de peinture à 5 cm de sa tête.
    -T'as fait quoi de Nathael? Qu'es tu lui a fait qu'es ta fait, répond !
    Les autres nazi se sont approchés. Il m'a sourit et dit:
    -Non, ne bougez pas, montrez lui juste la boite de cassoulet.
    C'était une grosse boite. Une boite de 5 kilos, ou 10 kilos peut être plus, j'en sais rien. C'était une boite assez grosse pour contenir une main.
    -Me... merde, c'est quoi ça ? C'est quoi cette putain de main ?
    -Tu ne devines vraiment pas ? Allez les gars, amenez le reste du puzzle.
    Ils ont amené le corps. Décapité.
    -Nath, non, c'est pas possible, c 'est pas lui, vous avez pas le doit, c'était Nath, c'était...
    J'ai lâché Ritz. Je me suis jeté sur le corps.
    Et sa tète, pourquoi il a plus sa tète, vous en avez fait quoi ?
    Ritz s'était relevé.
    -Attaque Jeanne, attaque !
    Je l'ai entendu aboyer derrière moi. J'ai à peine eu le temps de me retourner. Elle était déjà en suspension, près à me morde au cou, à la zone mortelle.
La dernière image que j'ai vu, c'est la gueule du chiens. Sur son corps était greffé la tète de Nath.

 

Cruuuuuuuuuuuuuuuuuunck

 

    Je me suis réveillé en sursaut. Ma maison est veille. Pas tellement en fait, mais elle a déjà plus d'une décennie. Je me souviens, quand j'étais gamin, j'étais terrorisé la nuit, parce que le parquet faisait continuellement du bruit. Je me sentais entouré de fantôme. C'était simplement que le parquet neuf « travaillait », le bois était tout récent, il prenait sa forme définitive. Maintenant, il ne grince plus.

    J'ai entendu un bruit, quelqu'un est dans la maison.

    Mes parents se sont barrés chez les Janès, les parents de Nath, pour voir en quoi ils pouvaient leur être utile. Mon p'tit frère dormait chez un copain, et ma sœur était quelque part, je sais pas ou, je m'en fous.

    Et y a quelqu'un dans la maison.

    Ils m'avaient menacé cette après midi. Ritz et les autres. Ils m'avaient facilement retrouvé au lycée. Ils m'ont dit qu'ils allaient me casser la gueule. Là un pion s'est approché, il sont partie style il s'est rien passé. Les pions connaissaient déjà ce groupe. Ils avaient l'ordre de les chasser des habords du lycée. D'appeler les flics si nécessaire.

    J'ai entendu des bruits dans l'escalier. Des pas lents, des pas qui se veulent silencieux.

    J'avais pas pris leurs menaces plus au sérieux que ça. J'avais rapidement regardé si toutes les portes de la maison étaient fermées. Je croyais que Ritz essaierait seulement de me noyer dans son verre de bière, dans son bar glauque et que ces potes hurleront avec lui du jours ou ils me crucifieront. J'ai fermé machinalement les portes, j'ai pas regardé la fenêtre, dans la chambre de mes parents. Ils la ferment tout le temps, ils vérifient toujours, d'habitude. Ce soir, ils avaient oublié.

    J'ai entendu des pas dans le couloir. J'ai entendu souffler.

    J'ai rapidement récupéré la bouteille de DSP que je cachais au fond du placard. Je me suis mis à droite de la porte. La poignée s'est baissé. J'ai tendu la bouteille en hauteur. La porte s'est ouverte. J'ai balancé la bouteille de ma main.

Je me suis arrêté, de justesse, à un centimètre des cheveux.

-Dit-donc, quel accueil !

-Merde, qu'es tu fous là Nathael?

Par Adonis
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Mercredi 23 mai 2007

    -Magnus Damien ?


    -Présent .

    -Navi Hélène ?

    -Ouais .

    -Janès Nathael ?

    -[...]

    -Janès Nathael ?

    Il s'est rendu compte de son erreur. Ils ne parlaient plus que de çà en salle des profs, de telle façon que ça lui était apparu naturel de faire apparaître son nom dans sa liste.
    -Il... il n'est toujours pas là ?
    Je lui est lancé, fatigué:
    -Non, toujours pas...
    C'est pas que j'étais blasé. Jamais de ma vie je n'ai été aussi stressé que cette semaine, et pourtant je continue à aller en cours, et pourtant, je continue à entretenir ce blog. Il faut que je le fasse, chez pas pourquoi, je sens que si je le fais pas, je deviendrais fou, demandez à un psy je doit être un cas classique, le sujet d'étude banal.
    Banal. Moi je me sentais pas banal. Je lui est répondu crevé parce que je ne dors plus depuis une semaine. Une semaine que je le cherche, une semaine que je dors plus. C'est comme des lunettes de soleil, on sent qu'elles sont proche de nous, on ne fait que les chercher, on devient fous, et on ne se rend pas compte qu'elles sont sur notre nez depuis le début.
    Le prof a dit les mots de circonstance:
    -Je suis sur qu'on le retrouveras.
    Y parais qu'en salle des prof, on a parié sur sa mort.
    -J'en suis sur aussi.
    Et puis est arrivé un événement si incongru, si inattendus, si surréaliste que je n'y ai d'abord pas crus. Charle a poussé une plainte:
    -Mais, IL FAUT le retrouver
    Oui, Charle était bouleversé. Un peu comme un être humain. Charle d'habitude, il LUI FAUT 18.5 sur 20, IL DOIT avoir les félicitations, IL EST NECESSAIRE d'atteindre n'importe laquelle de ses ambitions.. Charle, il est pas vraiment comme nous, c'est un peux une machine. Charle, il est très classe, il s'habille toujours impeccable, il a toujours des notes impeccable, un comportement impeccable et un avenir impeccablement tracé sur un destin impeccable.
    -C'est terrible ce qui nous arrives, il peut être n'importe où, il est peut être déjà mort, on doit se lancer  à sa poursuite;
    "On"? Mais de qui parle-t-il? Il n'avait même pas conscience que ses concurrents en classes, tous ses compétiteurs à qui il devait arracher le prix d'excellence, les meilleures notes de la classe, étaient aussi des êtres humains. Pourtant, un humains, il savait exactement ce que c'était, il a eu 19 au dernier contrôle d'SVT.
-Putain Nath, t'es ou?

    Il a dit un gros mot. Il a eu un sentiment humain. Y a eu un gros blanc dans la classe. Un sentiment gêné. On a pas su comment réagir. Personne n'oser bouger. Finalement, le prof s'est dit que s'était à lui de faire évoluer la situation. Il a tenté ce qu'il a pus.

    -Tu as raison Charle, c'est très triste ce qui est en train de se passer. Mais il faut pas se laisser aller. On est encore en cours. Il faut qu'on finisse ces oraux, c'est bientôt le conseil de classe, et çà sera votre seul note du trimestre. D'ailleurs, Charle, je crois que tu étais le dernier à passer pour aujourd'hui.

    -Oui, c'était moi. Mais... mais c'est Nathael qui avait tout l'exposé, et sa mère ne sait pas où c'est qu'il l'a rangé. J'ai rien, je peux pas passer, je peux pas être noté.

    Il s'est mis à chialer.

Par Adonis
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Mardi 22 mai 2007

    Moi, BCBG, avec une chemise Lacoste. Elle, pareil, mais avec la poitrine apparente.
Nous:
    -Bonjour, nous faisons partie des jeunesses nationales, pouvons nous vous prendre quelques minutes de votre précieux temps?
Lui:
    -Groumpf, couché Jeanne.
    Jeanne nous a reniflé de l'extérieur, ne nous jugeant pas comestible, elle a fait un signe de soumission à son maître. Elle est rentrée.
    Dolores a mis un pied dans la porte d'entrée.
    -Pouvons nous rentrer?
    -C'est quoi ça jeunesse nationale?
    -L'organisation de la jeunesse du Front National.
    Elle a  regardé à l'intérieur. Elle a lancé un regard érotique au vieux canapé déchiré du salon.
    -S'il vous plaît, ça sera court
    -Très bien, rentrez.
    Robs avait beau être gros, Dolores avait pourtant l'espace de passer. Elle est rentrée en se collant à Robs. Elle a susurré:
    -Merci.
    -Hem, je t'en pris, installes toi dans la cuisine.
    Il m'avait déjà oublié. Il a suivis Dolores d'une demi fesse. Je l'ai suivis derrière. On est rentré dans une pièce ou la troisième guerre mondiale s'était déroulée.
    -Assis toi sur le canapé, c'est plus confortable.
    Il m'as rien dit, j'existais pas. J'ai essayé d'atteindre la table, j'ai fait attention à ne pas me faire manger par les assiettes de cassoulet qui traînaient par terre depuis l'invention du temps. J'ai viré les bouteilles de bière, me suis assis sur le tabouret. Robs était assis en face de moi, mais tourné vers Dolores, à ma droite. De son tabouret, il avait une vue imprenable sur les seins à Dolores.
    -Je me permet d'attaquer directement dans le vif du sujet!
    En effet, elle s'est penché, pour récupérer un crayon dans son sac par terre. Elle ne le trouvait pas. Robs  essayait de l'aider à le repérer, mais été malheureusement bloqué par une paire de nichon qui bridait toute sa vision. En même temps que le stylo, qui n'avait plus d'encre, elle a sortit une feuille blanche.
    -Merci de m'aider à remplir cette feuille vierge.
    Elle avait appuyé sur le dernier mot.
    -Je commence par ma première question. Comment vous appelez... Hoo, mais c'est un magnifique chien que vous avez là.
    -Très bon chiens, Jeanne, au pied.
    Le chiens s'est approché. Dolores a joué avec la queue du chien et celle de son maître.

    -Elle a un air de guerrière, vous devez en démolir de la racaille avec ce molosse.

    -Ho tu sais, tant qu'on me fait pas chier, pas de problème elle reste sage.

    -Allons, ne me faites pas marcher, ça se voit que vous êtes un vrais homme, vous êtes pas du genre tapette, à vous laissez faire. Je suis sur que quand on vous fait chier...

    -Exactement, faut pas se laissez faire de nos jours. Les jeunes se croient tout permis. Toi, ça se voit, t'es une bonne... je veux dire, tu as l'air d'une gentille fille. Mais tien, pas plus tard que mercredi... ou jeudi soir, j'étais avec mes amis, on parlaient... heuuu... politique et on a vus des p'tits cons en train de tagger ma maison.

    Il s'arrête pour ménager un effet de surprise. Dolores est suspendu à ces lèvres.

    -Et alors?

    -Bin moi et les potes, on s'est pas laissé faire nous. On est sortie nous. Y en avais trois. Y en a deux qui ont pu se barrer en courant, en nous jetant une poubelle dessus. Mais l'autre. je l'ai poursuivie et j'ai finis pas l'attraper!

    -Ouauou, formidable, bien fait pour sa gueule. Je suppose que l'autre vous l'avez pas amené aux flics, ils sont tellement laxiste qu'il serait partit sans rien et que c'est vous qui aurait eu une plainte des parents dégénéré. Vous l'avez bien attendu ramené chez vous pour régler le problème entre vous, entre hommes.

    -Bien évidement, c'est ce que j'aurais fait si...

    -Vous ne l'avez pas fait?

    -Il m'a donné un coud de coude, il a pu s'échapper !

    Dolores a sortie son grand jeux. Elle a prie son sac de graisse qui lui servait de ventre à pleine main.

    -Voyons, pas à moi , ne vous inquiétez pas, je vous dénoncerais pas. Un homme si musclé que vous n'as pas pu se faire battre aussi facilement par un morveux.

    -Hahem, c'est à dire que l'un des petits cons de la bande m'avais donné un coup dans les cou... les parties, jetais vraiment très affaiblis.

    Dolores s'est redressé. Elle avait plus une posture d'amazone maintenant.

    -Je ne peux pas le croire

    -Mais si, je te ju...

    -Arrête de nous prendre pour des cons! Ou t'as enfermé Nath facho ?

    -Ha ! Je comprend, tu faisais partie de cette bande! Salope, prend çà !

    Il a levé la main. Il m'avait oublié. J'ai dit:

    -Ta gueule connard.

    Il a pas eu temps d'abaisser sa main sur Dolores. Je l'avais déjà jeté par terre.

    -Prend ça sale porc!

    Je lui est balancer mon pied dans ses cotes. Il a beuglé :

    -Attaque Jeanne, attaque, bouffe les !

    J'ai pris Dolores par le bras. J'ai dit inutilement :

    -Viens, on se barre.

    Le chiens nous a poursuivie dans la baraque. On a à peine eu le temps d'atteindre l'extérieur. Je lui est refermé la porte dans la gueule alors qu'il foncé stupidement devant lui.

    -Vite, pas le temps de moisir ici, ils vas appeler les autres fachos.

    On s'est barré en courant. L'arrêt de bus le plus proche était à un kilomètre. On a tourné dans une ruelle.

-Dolores, arrêtes toi!

-Quoi? Vite, on a pas le temps !

-Regarde.

Elle a regardé sur le mur. Y avait un ois eau, notre oiseau taggé contre le mur. En dessous était écris ADN, Adonis, Dolores, Nathael. Il était daté du 18/05, de vendredi dernier. Nath n'avais pu le faire que s'il ne s'était pas fait attraper. Nath est donc en libérté quelque part.

Par Adonis
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